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- L'OISANS -
 
















Marilyn Brichet
Pour que vivent les costumes et traditions de l'Oisans !
 



- Cette section a pour but la reconstitution ou la reproduction, voire la restauration sous certaines conditions, à l'identique, des costumes anciens, femmes, hommes ou enfants, d'après des modèles originaux, le plus fidèlement possible, des tenues qui ont réellement existé.

- À cette fin, la section recherchera et rassemblera tous documents d'époque susceptibles de la guider, d'illustrer ou de servir de modèle pour des confections futures afin de constituer un témoignage de la mémoire vestimentaire du pays.

- Cette activité, bénévole, accompagnée par l'association, doit déboucher sur la réalisation de costumes utilisables, en vue de participer à toute manifestation ou fête locale, qu'elles soient culturelles ou artistiques, religieuses ou laïques, sportives ou ludiques, en accompagnement à des programmes déjà établis.

Il est prévu des réunions périodiques entre membres de la section, à leur initiative, à la salle de réunion de la Maison des Services Publics ou en tout autre lieu selon la nécessité, afin d'échanger sur les travaux faits ou à faire, les initiatives à prendre, les idées à discuter etc.

- La recherche s'étendra également à tous les accessoires accompagnant les costumes : bijoux, sacs, chaussures, ombrelles, etc.

- Il a été également décidé que les animateurs de cette section sont Marilyn Brichet et Nicole Vieux et que le documentaliste est Yves Millecamps. Oleg Ivachkevitch est plus spécialement chargé de la coordination avec l'association.

- Dès à présent, la section bénéficie du concours du musée "Chazal Lento" qui possède une collection de toilettes historiques.

Rechercher, restituer, faire connaître les costumes traditionnels de l’Oisans est l’un de nos soucis.

Cette tâche passionnante pose des problèmes multiples. Il est certain que les greniers et les placards renferment des trésors. Mais dans quel état sont ces jupes, ces camisoles, ces mouchoirs, ces coiffes ? De quand datent-ils ? A quel type d’activités étaient-ils dévolus ? (Est-il encore possible de les revêtir sans faire éclater les coutures ?) Comment en fabriquer de semblables avec peu de moyens et une habileté inégale ?

Chacun cherche dans son domaine et selon ses compétences. Espérons que la prochaine fête des Foins sera l’occasion de quelques résurrections...

Une enquête menée au Musée des Arts et Traditions Populaires a démontré que les conservateurs sont encore plus démunis que nous. Ils attendent nos suggestions avec intérêt. Le Musée Dauphinois a fait entrevoir ses possessions.



Ainsi s’habillaient nos aïeules
Les recherches sur les costumes d’autrefois demandent beaucoup de patience et de rigueur. Existe-t-il des “costumes typiques de l’Oisans”? Pour l’affirmer il faudrait comparer les pièces de vêtements portées autrefois par les femmes de nos villages, par celles des autres parties du Dauphiné, de la Savoie etc. Nous n’en sommes pas là.

Dès la fin du siècle dernier, les vêtements ne sont plus typiques d’un lieu précis. La mode vient de Paris, à travers les journaux, les couturières, les catalogues des grands magasins. Un exemple: les “barguignes”, ornées de rubans, de perles en cire ou de fleurs de tissu, maintenues sur la tête par de longues brides nouées sous le menton, font la gloire des premières photos de famille prises au début du siècle. Les grands-mères d’alors en recouvraient dignement leurs chignons. Ce ne sont pas pour autant des coiffures typiques de l’Oisans, car elles étaient adoptées en France par toutes les femmes d’un certain âge qui ne se seraient jamais fait voir “en cheveux”.

Madeleine Martin


 
Tu sais le mot, le pâtre sait la chose.
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Qui ressuscitera pour nous ces aimables personnes ?

Les messieurs vont
penser que “nous parlons chiffons”.

Nous parlons de ce que nous trouvons dans les armoires ou dans les musées.

L’interprétation la plus plausible de ces découvertes à sens
unique est qu’autrefois les hommes étaient enterrés dans leur plus beau costume, généralement celui de leur mariage. Les femmes, après quelques enfantements, s’étaient trop arrondies pour pouvoir être revêtues
des leurs.


Coiffe des années 1850,
le Villar d'Arène

Coiffe des années 1850,
le Villar d'Arène

Coiffe, Venosc

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